Coton et Indigo dans le Guizhou

Dans tous les villages du Guizhou, on est frappé par la présence de bandes de toile bleue qui sèchent sur des bambous et de grands seaux remplis d’un liquide bleu.

C’est en traversant ces villages que l’on  découvre progressivement l’origine de ces bandes de tissu et de cette teinture bleue.

On produit du coton dans le Guizhou. Il ne s’agit pas de grandes productions industrielles, mais d’une production uniquement utilisée pour les besoins locaux. On retrouve le coton récemment récolté en graines qui sèchent au sol ou à l’abri des toits des maisons.

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Plus loin, il est  en train d’être filé sur un pas de porte à l’aide d’un rouet. Spectacle étonnant quand on pense aux usines chinoises gigantesques  d’ où provient le textile de nos magasins de mode !

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Une fois tissé, toujours  de façon très artisanale, et lavé,  il sèche en longues bandes étroites.

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Vient ensuite la teinture à l’indigo. C’est par des procédés traditionnels que s’obtient cette teinture. Le colorant naturel indigo a une longue histoire en Chine, datant des dynasties Qin et Han (BC 221-220), et le tissu indigo teint, est encore utilisé comme matériau principal pour les vêtements depuis au moins 1000 ans.  L’indigo naturel est extrait de quatre sortes de plantes: Strobilanthes cusia, indigotier, Polygonum tinctorum et Isatis tinctoria. En chinois, toute plante qui peut être utilisée pour extraire l’indigo est généralement désignée comme « Lan Cao » (littéralement, «plante bleue»).

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Le pigment bleu est obtenu par fermentation de la plante dans l’eau pendant quelques jours, suivie d’un traitement avec un alcali.

Le tissu est trempé dans plusieurs bains successifs donnant des tonalités bleues plus ou moins profondes, pouvant aller jusqu’au noir. En ajoutant du sang de boeuf, on obtient une coloration brune.

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Il n’y a pas que le tissu qui ressort bleui du bain !

 

Après chaque bain, le tissu est mis à sécher sur des bambous.

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Pour donner au tissu mat un aspect brillant, il est encore nécessaire de le marteler, opération longue, fatigante et bruyante,  généralement manuelle, parfois  mécanisée avec un outil rudimentaire.

 

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Les bandes ainsi produites sont finalement assemblées pour faire un vêtement sur lequel sont cousus des motifs brodés séparément.

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