Lanzarote d’après Michel Houellebeck (suite)

Il y a  le marché de Teguise….

La route de Teguise s’allongeait, parfaitement rectiligne, au milieu d’un désert de pierres alternativement noires, rouges et ocres.

A Teguise, je réussis à me garer près de la place principale et je m’installai directement à une terrasse. Ce qui était le plus intéressant, c’était le public du marché. Aucun beauf à casquette FRAM, pas de routards auvergnats non plus. La foule qui se pressait était surtout constituée de roulures technos; on se serait cru à Goa ou à Bali.

 

Sur la route de Famara, de gros nuages gris recouvraient le ciel, le vent soufflait entre les pierres.

Famara offre au visiteur le spectacle décourageant d’une station balnéaire ratée. Quelque propriétaires s’obstinaient à entretenir un jardin étique (car bien que le temps soit constamment couvert il ne pleut jamais, à Famara pas plus que dans le reste de l’île). Partout, on apercevait des pancartes « rooms to rent » . On n’entendait aucun bruit qui puisse indiquer une présence humaine : ni télévision, ni transistor, rien.

 

 

 

 

 

C’est tout le temps couvert, la mer est mauvaise…. les gens se font chier.

 

Le silence était absolu. C’est à cela, me dis-je, que ressemblerai le monde , après sa mort.

 

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